Pour changer de politique, il faut changer ceux qui la font

La montagne 7 juin 2012

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L’accès aux soins

L’accès aux soins pour tous dans des conditions d’égalité économique et territoriale est une des premières demandes  des français. Il existe une crainte que cela se détériore. La France produit pourtant un effort considérable puisque parmi tous les pays de l’OCDE,  la France est 3ème  (après les Etats-Unis et les Pays-Bas) pour ses dépenses de santé mesurées en fonction du PIB (environ 12% en 2009). Elle est aussi 2ème derrière les Pays-Bas, en 2009 avec le plus faible montant des frais de santé restant à la charge des ménages après les remboursements de l’assurance-maladie obligatoire et des complémentaires santé. Plus de 90 % des français disposent d’une complémentaire santé. Depuis 1999, la Couverture maladie universelle (CMU) et depuis 2000 la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) assurent les personnes en difficulté.  Pourtant 10 millions environ, auraient renoncé à se faire soigner pour des raisons financières et d’accès.

L’argent, même s’il est un facteur essentiel dans ce renoncement, n’est pas la seule cause.  Il est certain que des centaines de milliers de personnes qui en ont vraiment besoin et ont la volonté de se soigner, passent encore à travers nos filets de protection. La principale cause de renoncement aux soins est le manque d’information sur les mécanismes de prise en charge et les parcours de santé. C’est vrai pour les personnes pauvres comme pour la majorité de la population. Les véritables inégalités sont entre les personnes qui connaissent les bonnes filières, qui ont le bon réseau et celles qui ne sont pas informées.

Le système de soins et d’assurance-maladie français est donc assez développé pour prendre tout le monde en charge, mais il est trop rigide. C’est en introduisant de la flexibilité et de la concurrence que le nombre de personnes souffrant d’un manque d’accès aux soins pourra être réduit.  L’assurance-maladie obligatoire, qui finance 80 % des dépenses de santé, a la connaissance des parcours de santé de ses assurés. Elle pourrait aider les patients dans le parcours de soins et adapter son action à la diversité des besoins. Mais, en situation de monopole, elle n’est pas incitée à le faire. Quant aux complémentaires santé, certaines auraient la volonté d’intervenir, mais elles ne disposent pas des données médicales nécessaires.

Il faut donc améliorer l’information des assurés sociaux et rapprocher les professionnels de santé de la population tout en déchargeant les urgences des hôpitaux.

La loi Bachelot de 2009 a commencé d’apporter des améliorations, notamment à travers la possibilité de créer des maisons de santé pluridisciplinaires regroupant des médecins et autres professions médicales dans les zones sous-médicalisées.

Les difficultés pour créer des maisons de santé

Toutes les communes qui ont vu leurs médecins partir à la retraite souhaitent créer une maison de santé. Le problème demeure le financement. Les professionnels libéraux ne sont guère tentés car ils savent maintenant que le coût de fonctionnement d’une maison de santé est supérieur à celui d’un centre médical ordinaire. Les conseils municipaux font de gros efforts pour rassembler l’argent nécessaire pour le projet. Mais les sommes sont insupportables pour les petites communes, celles pourtant qui souffrent réellement de l’absence de professionnels de santé. Actuellement, les maisons médicales voient le jour dans les chefs lieux de canton. Ce ne sont en fait que des regroupements de praticiens exerçant déjà sur la commune. Si l’on veut vraiment que des maisons médicales pluridisciplinaires pallient la désertification médicale, il faut que les financements inter communaux soient privilégiés.

L’autre volet dysfonctionnant de l’accès au soin est l’engorgement des services d’urgence.

Comment désengorger les services d’urgences ?

Diverses études évaluent entre 20 et 30% le nombre de patients dont le problème ne ressort pas des services d’urgence. C’est pour eux l’assurance de trouver un médecin et de pouvoir accéder rapidement à un plateau technique nécessaires au diagnostic.  S’ajoute à cela que dans certains cas, l’envoi aux urgences est un moyen de forcer la porte d’entrée des hôpitaux, lorsqu’il n’y a plus de lits disponibles.

L’État doit donc réorganiser les soins non-programmés. La plupart des candidats à l’élection présidentielle a proposé la mise en place de ce qu’on pourrait dénommer de manière générique des « dispensaires de 1ère ligne » gérés par les généralistes eux-mêmes (pôles de santé de proximité dans chaque territoire pour François Hollande ou maisons médicales de garde libérales en face des hôpitaux pour Nicolas Sarkozy, pour ne citer qu’eux). Quelle que soit la sémantique utilisée, la nécessité est réelle de trouver une solution au guichet unique car c’est ce principe qui permet de sauver des vies puisque dans des pathologies comme l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral, aucune minute ne doit être perdue.

Les médecins généralistes libéraux souhaiteraient conserver la maîtrise de ce premier sas en le maintenant à l’extérieur de l’hôpital. Les médecins hospitaliers préfèreraient que celui-ci demeure au sein de leurs services, en augmentant les box de consultations de médecine et le nombre de médecins dédiés. Je crains que ces oppositions techniques ne soient en réalité qu’une nouvelle expression de la guéguerre entre la médecine de ville et la médecine hospitalière.

L’expérience de la Maison Médical de Garde instaurée depuis 2009  au sein de l’hôpital Foch a fait ses preuves. Voir ici. Elle pourrait être généralisée. Il s’agit de locaux de consultation à l’intérieur de l’hôpital, mis à disposition des médecins libéraux. Actuellement, ces médecins y assurent les consultations le dimanche et les jours fériés de 9h00 à 20h00, selon un tour de garde qu’ils organisent entre eux. La Maison Médical de Garde n’est donc pas une structure de tri des patients effectués par des médecins de ville, mais un système complémentaire qui répond à l’accueil de personnes qui, dans d’autres villes, seraient orientées par le 15 vers un médecin de garde.  Les malades ont un bon « a priori » de cette Maison Médical de Garde car ils savent qu’ils trouveront un praticien  et que, si cela est nécessaire, un plateau médico-technique adapté à proximité, leur sera proposé.

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Agriculture et ruralité en Bourbonnais

Même si la principale source d’emplois dans l’Allier est l’industrie, qui occupe environ 30% de la population, l’Allier demeure un département rural où l’agriculture emploie 8% des actifs et représente 10% du PIB départemental.

La 3ème circonscription se caractérise par trois zones rurales bien différentes :

  • Les cantons de Jaligny et du Donjon sont surtout des zones d’élevage herbager
  • La montagne bourbonnaise avec un taux de boisement de 30% et
  • La plaine céréalière du canton de Gannat

Trois secteurs aux activités différentes donc aux préoccupations et aux attentes différentes. En préambule, j’aimerais rappeler que la politique agricole qui sera menée dans les années à venir est doublement contrainte. Elle est contrainte en premier lieu par la réforme de la politique agricole commune qui doit intervenir d’ici 2014 – je ne vous apprends rien et en second lieu, par le programme du candidat Hollande devenu depuis Président de la République. La marge de manœuvre sera donc étroite.

Même si l’entrée en vigueur de la réforme reste programmée pour janvier 2014, le monde rural doit se préparer à sa mise en œuvre en France avec des sujets aussi cruciaux que la convergence des aides, leur couplage ou découplage ou le traitement de certaines productions particulières. La crise financière que traverse l’Europe a mis au second rang la réforme de la PAC. Surfant opportunément sur ce contexte, certains pays de la communauté européenne souhaiteraient que la part de la PAC dans le budget européen diminue. Le budget de la PAC, ce ne doit pas être un budget de crise, mais une réponse à la crise car l’agriculture, l’agroéquipement et l’agroalimentaire sont pourvoyeurs d’emploi, de valeur ajoutée et de perspectives d’avenir.

Je souhaite que ce budget soit conservé en 2013; pour le moins au niveau de celui de 2012.

(La PAC compte pour environ 43 % du budget total de l’UE -129,1 milliards d’euros- soit 55,5 milliards). Depuis 2006, les aides directes à la production sont progressivement découplées et attribuées sous forme de Droits à paiement unique (DPU). En 2010, le processus de découplage se poursuit. De nouvelles aides sont découplées dont 25 % de la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA).

L’ensemble des expertises conclut au maintien de niveaux des prix des productions de grandes cultures en raison de l’augmentation de la population mondiale, du renforcement des aléas climatiques, de la croissance des biocarburants dans le monde et bien sur, de la spéculation qui en découle. Les exploitations d’élevage, sont particulièrement déstabilisées par cette hausse des charges de l’alimentation animale qui en résulte. Malgré une compétitivité améliorée des exploitations, la rentabilité du secteur demeurera sous contrainte, en raison d’un environnement de prix de marché ne permettant pas de sécuriser le revenu des producteurs. Il ne faut pas être dogmatique et donc sortir de la logique du découplage total.

En conséquence, le recouplage de la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes est une mesure essentielle à défendre.

Le « verdissement de la PAC » est un facteur d’inquiétude en Bourbonnais car 30% des aides directes pourraient être suspendus si les trois conditions n’étaient pas respectées (maintien des pâturages permanents, pratique de trois cultures distinctes occupant respectivement 70 %, 5 % et 5 % des terres arables et maintien d’une « zone réservée à l’écologie » – haies, arbres, etc – hors prairies permanentes). Je suis étonné d’entendre les discours écologiques dans les réunions en ville de certains candidats et de les voir le lendemain évoquer les dangers du verdissement de la PAC pour l’agriculture bourbonnaise lorsqu’ils quittent Vichy. Dès que des mesures coercitives sont envisagées, elles sont sujets d’inquiétudes car sources de contraintes supplémentaires. Pour le Parti radical, dont le président est l’initiateur du Grenelle de l’environnement, le verdissement de la PAC est une bonne décision. La concertation avec les syndicats permettra certainement d’introduire au niveau national souplesse et flexibilité pour en faciliter la mise en œuvre.

Mais l’activité agricole ne doit pas se résumer à un simple bilan comptable. Par son action, elle représente un pilier de l’unité et de la démocratie européenne et un secteur d’avenir. Je suis très heureux par exemple que la loi de modernisation agricole ait autorisé le GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun) entre époux, concubins ou personnes liées par un PACS. Il ya bien longtemps que les unions hors mariage ne sont plus l’apanage des citadins. Il fallait tenir compte des nouveaux modes de vie.

Les circuits courts de commercialisation des productions agricoles correspondent également aux attentes des nouveaux modes de vie. Que ce soit ceux des agriculteurs ou ceux des citadins. Il ne faut pas y voir un recul de nos modes de consommation, une sorte de retour à la vie en autonomie alimentaire. C’est tout l’inverse. Cela s’inscrit parfaitement dans une politique de développement durable et d’exploitation familiale.

En conséquence, il faudra intensifier ces modes de commercialisation dans les années à venir. D’autant plus que, par la diversité de ses productions et les réseaux qui existent déjà pour transformer la production, le Bourbonnais est parfaitement positionné pour satisfaire la demande croissante.

L’Allier est également riche en forêts et c’est une chance. La filière bois regroupe près de 800 entreprises, pour un effectif de plus de 2000 personnes. La France a la plus grande forêt d’Europe ; or c’est le premier poste de déficit commercial français après le pétrole, (7 milliards d’euros). Elle est la première puissance européenne en matière de volume de bois sur pied (forêts de résineux et de feuillus), mais elle est pratiquement la dernière en termes de consommation de bois par habitant. Le secteur « forêt-bois » représente plus, en termes d’emplois, que le secteur de l’automobile dans son ensemble : 550 000 emplois pour 100 000 entreprises essentiellement réparties en milieu rural. Et nos arbres, on ne pourra pas les délocaliser.

Dans l’habitat individuel, seulement 5 millions de ménages sont équipés d’un chauffage au bois dont le rendement énergétique des appareils utilisés reste faible (40-50 %) compte tenu des nouveaux produits présents sur le marché dont les rendements dépassent les 65 %. Le bois énergie est de plus en plus utilisé par les industriels, les collectivités et même quelques acteurs du secteur tertiaire, pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement en matière de recours aux énergies renouvelables.

La filière bois énergie est donc en plein essor et la montagne bourbonnaise doit pouvoir bénéficier de cette modernisation pour diversifier ses activités. Mais la filière manque encore de structuration et souffre d’un déficit flagrant de compétitivité. Certains secteurs sont surtout composés de TPE artisanales ou de PME à capitaux familiaux. Ces entreprises risquent d’avoir des difficultés à faire face à l’évolution des marchés. Leur taille réduite, leur mode de gestion, voire leur faible rayon, constituent des obstacles pour financer les investissements. Ce retard dans l’industrialisation de la filière a largement favorisé la pénétration des importations. Faute désormais de pouvoir se différencier par les coûts, les industriels doivent pouvoir répondre à la concurrence étrangère en misant sur la qualité des produits, les services et l’innovation. Je pense notamment au bois-énergie et la production de granulés.

Dans un monde où tout devient objet de spéculation, le foncier rural n’échappe plus à la règle. La hausse des prix des terres attise dorénavant  l’appétit des investisseurs non agricoles. Les prix du foncier rural ont grimpé en 2011, notamment ceux des terres agricoles libres (+ 6,0 %) et des forêts (+ 10,8 % selon la Fédération nationale des SAFER Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural). Nous continuons d’assister à l’expansion du faire-valoir indirect des terres agricoles au détriment de l’exploitation en propriété. Les échanges de terres loués sont désormais plus nombreux que ceux des terrains libres. Autrement dit, les terres sont davantage détenues par des personnes qui ne les exploitent pas, voire des personnes qui ne sont pas agriculteurs. Cela pénalise l’installation des jeunes mais aussi l’agrandissement d’exploitation, au profit de restructurations d’exploitations. L’essor des sociétés engendre de nouvelles transactions qui englobent le foncier d’une exploitation. Or, les SAFER ne sont pas averties des transferts de parts sociales. Elles n’ont donc plus connaissance des transactions de foncier qui se cachent derrière ces transferts. Si une telle évolution se poursuit dans les années qui viennent, les agriculteurs, et plus généralement les acteurs agricoles, pourraient rapidement perdre le contrôle du foncier. Pour conserver une bonne connaissance du marché de l’espace rural, les SAFER doivent pouvoir être informées de toutes les transactions engendrant un transfert de foncier agricole. La notification des ventes ne suffit plus. »

Je souhaiterais aborder maintenant un sujet qui fait polémique dans la société française : celui des OGM. Les agriculteurs et industriels sont empêchés de réaliser des tests et des recherches pour déterminer le bien fondé de cette technique. Les allemands – qui ne sont pas réputés pour être moins écologistes que nous – disposent de plus de brevets dans les OGM que les français. Ce secteur est partout en Europe un secteur de pointe, de grand développement, où il y a de nouveaux métiers pour les nouvelles générations en haute valeur ajoutée. Ces nouveaux marchés sont abandonnés pour de pures raisons électoralistes alors que la France est à la recherche de nouveaux marchés. On pourrait très bien implanter des centres de recherche en France. Ca ne coûte pas beaucoup d’argent de laisser chercher des chercheurs, au regard des bénéfices industriels et sociaux que cela peut engendrer à terme. Or actuellement, les grands laboratoires de recherche de l’agroalimentaire se délocalisent, non pas parce qu’il n’y a pas la compétence en France, mais parce qu’il est politiquement incorrect et dangereux électoralement parlant, de promouvoir la recherche dans ce domaine.

Il faut mettre fin à ce paradoxe car nous sommes dans un monde ouvert et tous les appels au protectionnisme sont sans effets. Quand les consommateurs verront l’impact sur leur pouvoir d’achat, ils se tourneront vers les OGM, d’autant plus qu’en l’absence de recherche, les détracteurs ne pourront pas prouver leur danger. Des économistes anglais ont chiffrés à plusieurs centaines de millions d’euros la perte pour l’agriculture européenne de la non utilisation des OGM.

Ce qui inquiète actuellement en matière d’OGM, ce sont les conséquences possibles sur notre santé et sur l’environnement car il n’y a pas de transparence suffisante sur les études d’impact. Raison supplémentaire pour laisser chercher les chercheurs afin de sortir des a priori, des préjugés ou des croyances. Cette approche ne s’oppose pas au développement de l’agriculture biologique, ni à celui des circuits courts. Il faut donc relancer l’application de la loi OGM de 2008 qui est au point mort.

Je conclurai en faisant le bilan du Grenelle de l’environnement puisque la loi OGM en est issue et que mon parti est présidé par Jean-Louis Borloo, l’initiateur du Grenelle de l’environnement. . A l’heure des critiques et des remises en cause, il est nécessaire de rappeler deux vérités incontestables. La première, c’est que grâce au Grenelle de l’environnement, notre pays est doté d’un arsenal inédit à la suite d’une concertation unique au monde : adoption de 5 grandes lois (Grenelle I, loi sur la responsabilité environnementale, loi sur les OGM, loi sur l’organisation et la régulation des transports ferroviaires et la loi Grenelle II). La seconde vérité, c’est que le Grenelle de l’environnement s’est traduit par des résultats concrets et par des ruptures irréversibles dans bon nombre de domaine de la croissance verte : hausse de 600% du solaire photovoltaïque et de 90% de l’éolien en deux ans, lancement de près de 400 km de transports collectifs supplémentaires, soit autant qu’au cours des trente dernières années. Programmation de 660 kilomètre de nouvelles lignes à grande vitesse. A propos du rail, la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon verra-t-elle le jour avec ce nouveau gouvernement  puisque Europe écologie les verts réfute la politique du TGV ?  Le Grenelle de l’environnement, c’est aussi une hausse de 40% en deux ans du nombre d’exploitations agricoles converties au bio.

Chaque fois, ces ruptures ont permis de créer des emplois, de ramener de l’activité, de transformer des métiers ou de valoriser des ressources. Ces résultats sont d’ailleurs confirmés par les baromètres internationaux.

Voir l’article La montagne 2 juin 2012

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Clip de campagne du parti radical

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Les candidats de la 3ème circonscription de l’Allier

  1. Claude Malhuret (UMP), suppléante: Véronique Pouzadoux
  2. Pascal Javerliat (Parti radical), suppléante: Anne-Marie Raquin
  3. Anne Babian-Lhermet (EELV), suppléant: Paul David
  4. Renaud Siry (AEI), suppléante: Valérie Dreyfus
  5. Jean-Marc Carcassin (NC), suppléante: Marie-Claude Vallat
  6. Pascal Semat (FG), suppléante: Sylvie Boussand
  7. Claudine Lopez (FN), suppléant: David Salvan
  8. Sylvie Rasile (Modem), suppléant: Pierre Escaich
  9. Patrice Rucar (Le trèfle), suppléante: Vanessa Seytre
  10. Monique Roche (LO), suppléant: Fabrice Bardet
  11. Gérard Charasse (PRG), suppléant: Michel Marien


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Pourquoi est-il difficile de se loger en France ?

Parce qu’on vit plus longtemps, les logements sont utilisés plus longtemps. En raison des séparations et des divorces, les besoins sont majorés, puisqu’il faut alors deux toits pour un même nombre de personnes. Une personne âgée a actuellement un intérêt fiscal à rester dans sa maison plutôt que d’aller dans un studio plus adapté à son mode de vie. Cela immobilise du parc immobilier en rend plus difficile la cohabitation générationnelle. Il faut donc plus de logement.

Avec la décentralisation, nous sommes passés d’un système hyper centralisé où l’Etat décidait de tout en matière d’urbanisme, à un système où il y a maintenant 46000 décideurs: les communes. Les maires hésitent à développer des quartiers nouveaux car ils savent comment vote la population qui les a élus, mais pas forcément celle qui viendra.   « Un maire qui battit, c’est un maire battu ». Notre modèle urbain a peu à peu organisé un entre soi. On a spécialisé les territoires selon les catégories socio professionnelles : pavillons, cités, immeubles anciens, car on a du mal à faire cohabiter les uns et les autres. Le plan d’occupation des sols à 0,1 (100m2 constructible pour 1000 m2 de terrain) ne cesse d’étaler les villes et d’augmenter le coût des transports entre les habitations et les lieux de travail.

Pour libérer du terrain à bâtir, certains ont proposé comme solution de vendre des terrains de l’Etat aux collectivités. Ils s’appuient sur l’expérience acquise par l’armée qui, depuis sa professionnalisation, a vendu des terrains à des promoteurs. L’Etat et les opérateurs (ex Réseau Ferré de France – RFF) sont propriétaires de 120 milliards d’euro de bâti ou de foncier. Leur vente participerait à 100% du remboursement de la dette publique (122 milliards actuellement). Mais cela serait injuste car la répartition des terrains est inégalitaire. Certaines communes ou territoires en ont beaucoup, d’autres aucuns. La vente de terrains de l’Etat aux régions pour libérer du foncier intra muros ne profiterait pas à tout le monde. Certaines communes où l’accès au logement est tendu n’en possèdent pas. D’autre part, ce serait déshabiller Pierre pour habiller Paul puisque l’Etat, les régions, les communes « appartiennent » aux français à travers les impôts qu’ils payent. Les terrains de l’Etat seraient payés par les impôts locaux ! Le minimum serait que ces terrains une fois cédés aux collectivités, soient réaménagés pour le bien communs, ce qui ne correspond pas à la fonction des promoteurs immobiliers. Compte tenu du niveau d’endettement de certains opérateurs (ex RFF), ils ne vont pas brader des terrains. Les communes ne pourront pas rivaliser avec les promoteurs privés.

D’autres ont proposé d’augmenter le coefficient d’occupation des sols (COS) de 30%. Cela peut être intéressant en raison du vieillissement de la population. Exemple : accueil d’une personne âgée de la famille grâce à la construction d’une chambre en plus. Cette personne pourrait quitter son logement quand elle est devenue veuve et le vendre ou le louer. Le risque majeur de cette mesure est qu’un terrain affecté d’un COS de 30% en plus va se vendre plus cher.

Pour améliorer l’accès au logement, il faut :

  • Encourager les français à investir dans le logement, ce qui implique de maintenir une déduction fiscale. Mais celle-ci doit s’accompagner d’un contrat social. « Si je peux défiscaliser, je m’engage à faire payer des loyers raisonnables ».
  • Taxer les logements vides : uniquement les logements durablement vacants (depuis plus de deux ans). En raison des indivisions, des héritiers qui ne s’entendent pas toujours, des logements mis en vente qui ne trouvent pas preneurs ou qui sont en travaux…., il faut environ deux ans pour qu’un logement soit véritablement considéré comme vacant.
  • Créer une garantie des risques locatifs si un locataire ne paye pas son loyer. Pour cela, il faudra inventer un produit d’assurance qui sécurisera les propriétaires et les bailleurs.
  • Inciter les investisseurs institutionnels (banques, assurances…). Il y a 20 ans, le parc locatif des investisseurs institutionnels était d’environ 15% du parc locatif global. Cela donnait un patrimoine de qualité avec des loyers raisonnables. Maintenant ils investissent préférentiellement dans les bureaux, transformant les centres-villes en zones de travail  ou en appartements vides, faute d’acquéreur.

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Mon engagement pour vous

Je suis âgé de 49 ans et vis dans l’agglomération vichyssoise depuis 25 ans où j’exerce la profession d’ostéopathe. Je suis marié et père de trois enfants. J’ai décidé de m’engager en politique après avoir défendu dix ans les intérêts de ma profession.  Durant cette période, j’ai été constamment confronté aux oppositions idéologiques qui bloquent la résolution des problèmes, y compris à l’assemblée nationale.

Face à la crise qui n’a pas disparu avec les élections présidentielles, il est temps de sortir des incantations ou des bons sentiments, voire du déclinisme par manque d’audace ou d’imagination. C’est la conviction qu’on peut faire autrement qui m’anime en gardant à l’esprit une vision républicaine, humaniste et laïque.

Vivant au quotidien dans le bassin vichyssois, j’ai pu attentivement vous écouter. Il ressort de nos échanges que vous êtes intimement convaincus que pour changer de politique, il faut changer celles et ceux qui la font.

  • Ce n’est pas en reconduisant les mêmes personnes qu’elles feront ce qu’elles n’ont pas fait jusqu’alors. Gérard Charasse se présente à 68 ans pour son 4ème mandat. S’il est élu, il le terminera à 73 ans. Nous sommes loin de la retraite à 60 ans qu’il défendra à nouveau à l’assemblée.
  • Ce n’est pas non plus en élisant un opposant systématique à la majorité en place que cela influera sur les décisions. Nous avons vu ce que cela a donné avec François Bayrou. Il s’est opposé pendant 10 ans à tout ce que proposait l’ancienne majorité pour finir par indiquer qu’il voterai François Hollande. En 10 ans, l’UDF qu’il présidait, est passée de 200 députés à 3 députés modem.

Le changement doit s’accompagner de sincérité et d’efficacité. Vous souhaitez des élus au service de l’intérêt général. Légiférer à Paris doit avoir des conséquences directes et rapides sur notre quotidien. Je crois en la nécessité d’une force parlementaire centrale qui obligera véritablement le gouvernement à débattre. Cette force centrale permettra d’arbitrer les propositions et de nous sortir de la sempiternelle opposition droite/gauche. Depuis que des alternances ont eu lieu, nous savons que la  compétence n’est ni de droite, ni de gauche. Nous avons simplement besoin qu’elle soit mise à notre service.

Si je suis élu à l’assemblée nationale, je veux aborder en priorité:

  • L’éducation à l’école primaire. Plus d’info ici
  • Le logement: Plus d’info ici
  • Le développement des PME. Plus d’info ici
  • L’accès au soin. Plus d’info ici
  • L’agriculture et la ruralité. Plus d’info ici


Sur tous ces sujets je me battrai et vous rendrai des comptes.
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